APPEL À CONTRIBUTION : LA CHARTE DE KURUKAN FUGAN ET LA CULTURE DE LA PAIX TCHINTABARADEN/ TAHOUA (NIGER)

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  1. CONTEXTE

La problématique de la culture de la Paix est de nos jours une préoccupation permanente mondiale. De par le monde, l’on assiste à la prolifération de tensions, de conflits, de guerres avec son lot de morts. Pour tenter d’apporter une contribution à l’amélioration progressive de cette situation, replongeons-nous dans la Charte de Kurukan Fugan.

Ce texte législateur régit l’espace mandingue après la victoire de Soundjata Kéita et de ses alliés sur Soumaoro Kanté, en 1236. La Charte de Kurukan Fugan est un ensemble de principes, d’énoncés structurant les mandéka en vue de fonder « une paix durable ».

Pour y parvenir, cette Charte a mis l’accent  dans sa constitution sur plusieurs aspects de la vie sociale dont : l’organisation sociale, les droits et devoirs, la gestion des biens, la préservation de la nature, les dispositions finales.

Deux aspects importants de cette Charte  cadrent indiscutablement avec le concept de Culture de la Paix dans cette société du XIIIe siècle : la parenté à plaisanterie et l’Éducation.

En effet, la Charte de Kurukan Fugan, en son énoncé 7 institue entre les membres des communautés constitutives du Mandé le sanangouya (la «parenté à plaisanterie », «cousinage à plaisanterie» ou « parenté plaisante » qui, à la pratique, exorcise les contentieux inhérents à toute organisation sociale.

En outre, l’éducation a été au centre des préoccupations des hommes réunis à Kurukan Fugan. C’est ainsi que dans l’énoncé 9, il est dit : « l’enfant est la chose de tout le monde. Son éducation, sa formation en vue d’acquérir les qualités sociales appartient à tous ».

En clair, par ces deux préoccupations-la Parenté Plaisante et l’Éducation-tous les membres de la société ont intérêt à asseoir une paix durable pour un développement harmonieux non seulement dans le Mandé mais partout ailleurs, dans le monde.

Aussi, l’UNESCO, consciente de l’enjeu de la stabilité dans le monde, a inscrit également son action dans ce cadre, stipulant que « la guerre prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ».

C’est tenant compte de cet outil culturel qui a fait ses preuves au XIIIe siècle et dont certaines lois font encore aujourd’hui autorité que la Chaire Unesco pour la Culture de la Paix de l’Université Félix Houphouët- Boigny, l’Université de Tahoua, l’ONG Sanangouya ( qui veut dire parenté plaisante)  se proposent d’organiser un Colloque « Charte de Kurukan Fugan et Culture de la Paix » au Niger, à Tchintabaraden, dans la Région de Tahoua en collaboration avec l’ONG Culture Sans Frontières-Tagazte (héritage traditionnel, en tamachek).

La tenue de ce Colloque aura pour avantage d’indiquer aux dirigeants africains certaines pistes issues de la tradition qui leur permettront de contribuer à la prévention, au règlement des conflits et même à la Consolidation de la paix.

 

  1. Axes d’intervention du Colloque ( liste non exhaustive)

– La Charte de Kurukan Fugan et la culture de la paix par l’Éducation

-La Charte de Kurukan Fugan et la Prévention des Conflits

-La Charte de Kurukan Fugan et la Consolidation de la paix

-La Charte de Kurukan Fugan et la Promotion des Droits de l’Homme

-La Charte de Kurukan Fugan et la  Bonne Gouvernance

-La Charte de Kurukan Fugan et  Valorisation du patrimoine culturel

-Les représentations de la paix

 

  1. LANGUES

Les langues utilisées durant cette rencontre sont : le français, l’arabe et l’anglais.

 

  1. FORMAT DES RÉSUMÉS ATTENDUS

Vous voudriez :

– indiquer le nom, le prénom, l’institution de rattachement et le ou les courriels (e-mail) ;

– situer le résumé sous un axe thématique précis ;

– écrire un résumé de 3000 à 4000 signes, espaces compris ;

– présenter la problématique en rapport avec le titre annoncé, ainsi que l’ancrage scientifique et conceptuel dans lequel vous vous situez ;

– présenter le corpus (dans le cas d’une étude empirique : terrain d’études ; corpus linguistique, littéraire, étude de cas, etc.) et la méthodologie adoptée (collecte et analyse) ou les principales idées directrices et leur articulation (dans le cas d’une contribution de fond) ;

– conclure sur les principales étapes de la contribution ;

– mettre, après le résumé, une liste de 5 mots clés maximum ;

– clore par une courte bibliographie indicative.

NB : les manifestations d’intérêt sont à envoyer à l’adresse suivante :

kurukanfuga2020@gmail.com

  1. CALENDRIER

Date d’envoi de l’appel à contributions : 1er novembre 2019

Date d’envoi des résumés : 30 avril 2020

Notification aux auteurs : 15 mai 2020

Envoi de la proposition de communication : 30 août 2020

Tenue du colloque : 1er ; 2 et 3 octobre 2020

 

  1. DIRECTION DU COLLOQUE

Prof. Méké MÉÏTÉ, Université Félix Houphouët-Boigny, Titulaire de la Chaire Unesco pour la culture de la Paix, Abidjan, Côte d’Ivoire.

 1)- Comité scientifique

  • Abou Karamoko, Président de l’Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan, Côte d’Ivoire
  • Yacouba Konaté, Université Félix Houphouët-Boigny, Directeur du Masa, Abidjan, Côte d’Ivoire
  • Yahaya Diaby, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan, Côte d’Ivoire
  • Adama Coulibaly, Université Félix Houphouët-Boigny, Doyen de l’UFR LLC, Côte d’Ivoire.
  • Jean-Marie Kouakou, Université Félix Houphouët-Boigny, Directeur de l’École Doctorale SCALL, Côte d’Ivoire
  • Maga Abdoulaye, historien, Directeur Chargé de l’Éducation, de la Culture et de la Technologie, Abuja, CEDEAO.
  • Amadou Boureima, Université Abdou Moumouni, Directeur Général de l’Agence Nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur, Niamey, Niger
  • Maikorema Zakari, Université Abdou Moumouni, Chef du Département d’Histoire et des Traditions Populaires (HISTRA), Niamey, Niger
  • Boureima Alpha Gado, Recteur de l’Université deTillabery, Niger
  • Mahamane Alio, Université Abdou Moumouni, Maître de Conférences, Niger
  • Dr Seyni Moumouni, Université Abdou Moumouni, Directeur de l’Institut de Recherches en Sciences Humaines (IRSH), Niamey, Niger
  • Dr Chaibou Dan Inna, Université Abdou Moumouni, Niamey, Niger
  • Komi N’Kégbé Foga TUBLU, coordonnateur, chef de mission de l’U.A au Niger, CELTO
  • Issiaka Koné, Université Lorougnon Guédé, Daloa, Côte d’Ivoire
  • Alain-Joseph Sissao, INSS/CNRST, INSS/ CNRST, Ouaga, Burkina-Faso
  • Alioune B. Diané, Université Cheick Anta Diop, Dakar, Sénégal
  • Dr Diola Konaté, Université des Lettres et Sciences de Bamako, Directeur de l’ENS de Bamako, Mali
  • Dr Fodé Moussa Sidibé, Université des Lettres et Sciences de Bamako, Mali.

2)- Comité d’organisation

  • Dr Agga Alhatt, Commission Nationale Nigérienne pour l’Unesco et l’Isesco, Niger / Président de l’ONG Culture sans frontières, Niamey, Niger.
  • Dr Issaly Nana Aichatou, Université de Zinder, Niger.
  • Dr Saley Boubé Bali, Université de Zinder, ONG culture Sans frontières, Niger.

–     Dr Elgamis  Ramada, Directeur Général de L’Institut National de Documentation de   recherche et de l’Animation Pédagogique (Indrap), ONG Culture Sans Frontières, Niamey, Niger.

 – Dr Zangaw Moussa, Institut de Recherche en Sciences Humaines(IRSH), Niamey, ONG Culture Sans Frontières, Niamey, Niger.

–     Dan Lamso, Université de Tahoua, Niger.

–   Dr Soro N’golo Aboudou, Université Alassane Ouattara, S.G Commission Nationale Ivoirienne pour l’Unesco, Côte d’Ivoire.

  • – Dr Djakalidja Coulibaly, Université Félix Houphouët-Boigny, ONG Sanangouya, Abidjan, Côte d’Ivoire.
  • Dr Yaya Traoré, Université Félix Houphouët-Boigny, ONG Sanangouya, Abidjan, Côte d’Ivoire.
  • Dr Aimé Kouassi Malanhoua, Université Félix Houphouët- Boigny, Chaire Unesco Pour la Culture de la Paix, Abidjan, Côte d’Ivoire
  • Dr Soumaïla Traoré, Université Félix Houphouët-Boigny, ONG Sanangouya, Abidjan, Côte d’Ivoire
  • Dr Siriki Ouattara, Université Félix Houphouët-Boigny, ONG Sanangouya, Abidjan, Côte d’Ivoire

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